La résistance au changement

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La résistance au changement

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Il y a une citation du Bouddha très connue dans les milieux du développement personnel, du coaching et des autres approches d’accompagnement : « Le changement n’est jamais douloureux. Seule la résistance au changement est douloureuse.« 

C’est une phrase extrêmement intéressante puisqu’il est possible de la lire de différentes façons.

Dans le cas où le changement serait déjà connu (c’est le cas dans les organisations et les entreprises qui, le plus souvent, annoncent le changement à l’avance), cette phrase permet de comprendre le niveau de souffrance de la personne qui y est confrontée. Il paraît évident que plus la personne souffre, plus elle résiste. Et cela peut représenter un bon point de départ pour la réflexion nécessaire pour trouver sa place dans le changement et incarner un nouveau rôle.

Mais si on renverse la logique (et c’est ce qui m’intéresse ici), nous pouvons considérer que lorsqu’il y a souffrance, c’est qu’un changement se prépare. Nous ne connaissons peut-être pas encore le changement en question, mais s’il y a souffrance dans une situation donnée, c’est que probablement un changement aura lieu, même s’il est encore difficile à percevoir. Dans ce cas, la souffrance est une émergence qui porte une information : un changement arrive. Dans ce contexte, nous pouvons considérer que la souffrance est l’expression d’une résistance et nous demander à quoi nous sommes en train de résister.

Souvent, cette réflexion nous amène à comprendre, à percevoir qu’un changement est nécessaire dans la situation présente. Toutefois, la réaction n’est pas toujours la bonne et nous imaginons un changement qui nous paraît l’unique possible et qui, souvent, est orienté vers la « destruction » de la situation elle-même.

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Nous nous disons qu’il faut une rupture, une cassure nette et radicale avec la situation que nous sommes en train de vivre. Il faut trancher dans le vif, il faut passer à autre chose, il faut que ça change ! Nous construisons un rempart idéologique pour justifier tous ces « il faut » croyant que seule une décision radicale et tranchée pourra réaliser ce fameux changement.

Le paradoxe, c’est que cette attitude révèle en fait une sorte de zone de confort : c’est beaucoup plus simple d’abandonner le navire et d’aller chercher une solution ailleurs que d’assumer une posture adulte et responsable, orientée vers la contribution que nous pouvons apporter dans la situation présente.

S’échapper, fuir la situation, donne l’illusion d’une solution. Mais après la fuite, qu’en est-il de la souffrance ?

Car, si après une rupture nous continuons à souffrir, c’est que peut-être la solution que nous avons trouvé par la cassure n’était pas la bonne. Le changement qui nous attendait était un autre et cette solution issue de la rupture au lieu de réaliser un progrès, nous a plongé dans un problème qui est peut-être encore plus compliqué.

Si la souffrance persiste, c’est que peut-être la solution radicale que nous avions adoptée (la zone de confort du « tout casser ») n’incarnait pas du tout le changement nécessaire.

La question a se poser est donc la suivante : « Qu’est-ce que je peux faire concrètement pour contribuer à faire évoluer positivement la situation dans laquelle je me trouve ? » Cette question fait appel à notre état du moi Adulte et nous confronte à nos ressources véritables. Elle nous permet de nous positionner vis-à-vis du changement en éliminant progressivement la souffrance, en réduisant la résistance en mettant en pratique des comportements concrets orientés vers la contribution et la construction d’une nouvelle version de la réalité que nous vivons. Une version plus satisfaisante et plus harmonieuse.

La rupture, la cassure, la destruction n’arrêtent pas la souffrance. Dans ma perception, cela signifie que ces choix ne nous permettent pas d’arrêter de résister, bien au contraire.

C’est donc dans le positionnement constructif que se trouve la clé du lâcher prise. Parfois, cela demande du courage. Beaucoup de courage. C’est bien plus difficile de faire évoluer quelque chose qui existe que de le détruire, de s’en débarrasser, par goût de la nouveauté ou par goût de l’aventure.

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Et peut-être que tenir compte des enjeux, des conséquences des décisions radicales et tranchées, permet également de ne pas vivre de regrets une fois que la destruction a eu lieu. Parce que lorsque nous détruisons, nous ne pouvons plus revenir en-arrière et bien rapidement la réalité prend le dessus, et les regrets nous mordent.

Cesser de résister, c’est donc adopter une posture constructive, contributive de la construction d’une nouvelle réalité, héritage direct de la réalité en mutation. C’est faire appel à sa créativité, à sa capacité à générer des solutions nouvelles, à s’investir dans une démarche positive et émotionnellement satisfaisante.

Je nous souhaite à tous, de cesser de résister et de devenir créateurs de nos réalités évoluées et positives !

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